Oum : chant Damian Nueva / Maurizio Congiu : contrebasse Camille Passeri : trompette Inor Sotolongo / Natascha Rogers : percussions Yacir Rami : oud _____________________________________________ Révélée en 2013 par son album « Soul of Morocco », la chanteuse exceptionnelle au regard étincelant, inspirée par le jazz et l’Orient, nous offre son nouvel album Zarabi, un maillage d’humeurs et d’impressions de voyage, porté par une personnalité émouvante, sincère, engagée et résolument moderne.   Choyée par l’accompagnement impeccable de Yacir Rami au oud et de Rhani Krija aux percussions, Oum y évolue avec grâce et assurance dans un Orient qui danse la valse (Nia), bat au rythme des gnawas (Lila) accueille ici une guitare touareg, là une kora malienne (N’nay), plus loin une contrebasse et une trompette cubaine enlacées dans un subtil mambo du désert (Veinte Años). Le désert, il est partout dans ce disque. Davantage qu’une inspiration, il en constitue l’espace-temps véritable et détermine jusqu’à la moindre de ses notes.   «Zarabi a d’abord été préparé en Normandie, avant d’être enregistré dans le désert, confirme Oum. Les musiciens et moi nous sommes retrouvés dans une vieille maison de l’oasis de M’hamid, où se déroule le festival de Taragalte dont je suis la marraine. »   Au départ, la petite équipe souhaite enregistrer à l’intérieur de la maison pour profiter de l’acoustique particulière de ses murs. Mais bien vite, contrainte de « suivre l’humeur du désert », comme le dit joliment Oum, elle plante les micros dans le sable et joue à l’air libre, dans des conditions live. « On a essayé de rester fidèle à un son naturel et de garder l’atmosphère de cet endroit merveilleux pour que l’on entende le vent et les oiseaux. »   Finalement, le désert a tout aspiré et offert à sa fille la liberté que réclamait le caractère humble et généreux de sa musique. Disque sans ombre, Zarabi irradie du bonheur que donne l’épanouissement artistique, une pleine confiance qui pénètre jusqu’à la langue darija, ce dialecte marocain plein de pudeurs et d’invention poétique dont Oum force les verrous afin de lui faire dire ce que, d’ordinaire, il préfère voiler, le désir et la passion au féminin.   Inutile cependant de voir dans ce geste une volonté autre qu’affirmatrice : la chanteuse a voulu son album au féminin parce qu’elle est femme et qu’elle voulait rendre hommage aux tisseuses de M’hamid. Celles-ci confectionnent des tapis (‘zarabi’ en darija) à partir de vêtements usagés fournis par les clients eux mêmes et assemblent ainsi la mémoire vestimentaire d’une famille dans une même création. Oum a conçu Zarabi comme une forme de maillage d’humeurs et d’impressions de voyage, avec la confiance entre les musiciens comme seul lien. « Un album fait sur mesure pour chacun de nous », dit-elle. La mesure juste, chose rare, et qui rend cet album si beau et passionnant.   « Une rivière de chansons acoustiques écrites en darija (…) tressant avec délicatesse soul-jazz et Orient, joies, rêverie et mélancolie. » Le Monde   « Le deuxième album enchanteur confirme l’originalité de son style et révèle Oum comme la songwriter marocaine la plus emballante du moment. » Télérama  

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