Gaye Su Akyol

    Fille du peintre Muzaffer Akyol, Gaye “ n’a découvert des artistes étrangers qu’une fois adolescente – notamment Nick Cave, Joy Division, Sonic Youth et Einstürzende Neubauten”. Ce sont plutôt les chanteuses Selda Bagcan et Müzeyyen Senar qui ont bercé son enfance, des artistes qui “bien qu’ayant trait aux styles orientaux et turcs classiques n’en sont pas moins politiques dans le ton”. La chanteuse a toujours “gardé cette idée originale selon laquelle les punks turcs ne pouvaient se contenter d’un pastiche des clichés du punk occidental”, analyse The Quietus. "Cordes langoureuses et guitares surf, synthé sur tapis volant et saz aux pupilles dilatées, traquer Gaye Su Akyol dans
    son labyrinthe d’Anatolie, c’est voir passer des chameaux ivres, applaudir des chèvres à la dérive, fumer au shilom le luxe kitsch d’une pop au haschich, finir par ne plus bien savoir où on se trouve, se perdre complètement dans quelque chambre aux miroirs où l’Orient se mire en Occident – à moins que ce ne soit l’inverse. Au bout du trip, une chose demeure certaine : la jeune prêtresse psychédélique qui nous a ainsi mis la tête sens dessus dessous mérite qu’on lui rende un culte ardent." Les Inrocks En accord avec Base Productions.
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